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Chelles, un patrimoine exceptionnel

Après des semaines de confinement, il est à nouveau possible de sortir de chez soi. L’occasion de prendre un bain de soleil en terrasse, mais aussi de se cultiver. Pour rester prudent tout en admirant de nouveaux trésors, pourquoi ne pas partir à la découverte du patrimoine local ? Tour d’horizon des merveilles de la ville de Chelles, en Seine-et-Marne.

Si certains monuments franciliens sont devenus des best-sellers touristiques – à l’image de la Tour Eiffel-, ils en feraient presque oublier que d’autres communes de la région abritent des trésors patrimoniaux, moins connus mais tout aussi fascinants. Seconde ville de Seine-et-Marne par sa population, Chelles recèle ainsi plusieurs perles à découvrir.

L’abbaye royale

Fondée au milieu du VIIe siècle par sainte Bathilde, épouse du roi Clovis II, cette abbaye bénédictine de femmes témoigne de l’importance de Chelles à l’époque mérovingienne. Le bourg compte parmi les lieux de résidence préférés des souverains francs. Plusieurs fois endommagée, notamment durant la guerre de Cent Ans, l’abbaye royale est finalement fermée en 1790, puis sert de carrière. Certains vestiges classés monuments historiques ont néanmoins subsisté jusqu’à aujourd’hui. Une partie de la galerie du cloître, un mur de l’abbatiale et un bassin du XIIIe siècle sont ainsi visibles directement depuis la mairie de Chelles.

Les églises Saint-Georges et Sainte-Croix

Ces églises mitoyennes faisaient partie intégrante de l’ancienne abbaye royale de Chelles. Saint-Georges aurait été fondée au VIe siècle, à l’emplacement d’une villa royale mérovingienne, tandis que Sainte-Croix a vu le jour au VIIe siècle. Plusieurs fois remaniées, les deux églises échappent miraculeusement à la destruction après la Révolution française. Elles sont reconverties en auberges, greniers à grains, logements, et même en magasin d’ameublement. Désaffectées dans les années 1970, elles sont classées monuments historiques en 1984. Aujourd’hui, elles accueillent le centre d’art contemporain de la ville.

L’hôtel de la Cave

Également connu sous le nom de « grand hôtel de Chelles » ou « ferme de la Cave », cette bâtisse est l’une des plus anciennes de la ville. Les premières traces de son existence remontent à l’année 1399. Doté d’une imposante cave aménagée sous le bâtiment principal – un élément architectural rare en raison des risques d’inondation –, l’hôtel de la Cave a appartenu durant deux siècles à la famille Trinquand, dont l’un des membres les plus célèbres fut Jean-Louis Nicolas Trinquant, maître des Eaux et Forêts de Louis XV. Aujourd’hui transformé en logements, on peut encore admirer ses garde-corps en fer forgé, ses toits couverts de petites tuiles, et ses bornes de pierre.

La Villa Max

Située face à la gare ferroviaire, la Villa Max a été construite en 1889. Avec sa tour carrée, son toit en ardoise, ses briques, et sa base en moellons de pierre maçonnés à la chaux, cette résidence est typique du style architectural en vogue à l’époque dans la région francilienne. Conservée dans son état d’origine, la décoration intérieure est d’inspiration néo-gothique. Aménagée sur une parcelle de 2 000 m2, la Villa Max comporte également un jardin de style anglo-chinois. Les grands arbres – dont un séquoia géant et un cèdre de l’Atlas, espèces rares en Île-de-France – y côtoient les fabriques en ciment, dans une ambiance romantique qui rappelle celle des Buttes-Chaumont.

Le musée des transports urbains

En 2008, l’Association pour le musée des transports urbains, interurbains, et ruraux (AMTUIR) déménage à Chelles. Ses collections recèlent de véritables trésors, comme des omnibus de la fin du XIXe siècle, une automotrice Mékarski à air comprimé, un imposant autobus Brillié-Schneider P2 datant de 1906, un rare autocar Floirat-Mulhouse, ou encore ce curieux tricycle graisseur de voie ferrée. Au total, les visiteurs peuvent admirer 70 des 133 véhicules rassemblés par l’AMTUIR, ainsi que des modèles réduits, des objets ou des photos.

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