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Le mag : en ligne avec l’art de vivre

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Partez à la découverte de beaux intérieurs inspirants, d’édifices emblématiques du patrimoine, des acteurs de l’architecture, des villes françaises…

Construire sur l’eau pourrait sauver la planète !

De nombreux professionnels prônent aujourd’hui une architecture bleue, où l’on construirait des maisons sur l’eau, des fermes aquatiques, ou encore des îles amphibies…Le Néerlandais Koen Olthuis a même conçu le Sea Tree, un parc naturel offshore qui servira de poumon vert aux centres urbains. On vous explique tout.

Et si la solution pour lutter contre le réchauffement climatique consistait à conquérir les océans ? Si l’océan mondial représente 71% de la surface du globe, il n’était jusqu’ici pas envisagé comme zone d’accueil d’habitations. Mais la situation a beaucoup évolué depuis la sortie de Waterworld, un film d’anticipation qui imaginait une Terre recouverte par les eaux, où les humains survivent sur des atolls artificiels. La montée des eaux représente en effet l’une des conséquences inévitables du réchauffement climatique. 

Alors, plutôt que de lutter désespérément contre les éléments, pourquoi ne pas vivre sur l’eau ? Ce n’est plus vraiment de la science-fiction : plusieurs projets ont déjà vu le jour aux quatre coins du globe. Le cabinet britannique ATdesign étudie ainsi un projet d’écoquartier sur l’eau de dix kilomètres de long, tandis que l’architecte français Vincent Callebaut développe Lilypad, une arche flottante pouvant accueillir jusqu’à 30.000 réfugiés climatiques. Sans compter le complexe hôtelier The Ocean flower, aux Maldives, ou encore le village flottant de six hectares qui doit être construit à proximité des Royal docks, à Londres.

Architecture dynamique et flexible

Koen Olthuis a poussé le raisonnement encore plus loin. Il faut dire que l’architecte néerlandais travaille sur le sujet depuis de nombreuses années. Celui qui a été désigné par Time Magazine comme l’une des 100 personnes les plus influentes dans le monde en matière d’écologie part d’un constat : d’ici 2050, 70 % de la population mondiale vivra en zone urbaine. Or la plupart des grandes métropoles sont situées au bord de l’eau (Shanghai, New York, Hongkong, Rio, Miami…). Autant de villes menacées par l’élévation du niveau de la mer…d’où la nécessité d’une conception dynamique et flexible des villes, en rupture totale avec l’architecture statique traditionnelle.

Bientôt un sanctuaire marin en Chine

En attendant, Koen Olthuis enchaîne les projets : appartements flottants à Amsterdam, stade et mosquée sur l’eau à Dubaï, mais aussi salle de concert montée sur bateau, récifs artificiels… L’architecte a également développé le concept de City Apps, des modules flottants reproductibles d’une ville à l’autre. Il est aussi à l’origine de Sea Tree, un arbre de mer gigantesque qui accueillera des potagers verticaux et des vergers en terrasses, tout en servant de refuge aux animaux marins (poissons, oiseaux, coraux…). Des villes comme New York ou Singapour ont été les premières à manifester leur intérêt pour ce parc naturel, qui sera implanté à proximité de la côte pour servir de poumon vert aux centres urbains. Mais c’est finalement Kunming, au sud de la Chine, qui devrait devenir la première ville à accueillir un sanctuaire marin réservé à la biodiversité d’ici fin 2020.

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